Sauter au contenu

Radio Chrétienne

Un programme pour étudier toute la Bible en quatre ans

Jour sélectionné:
14/03/2025
Portion biblique:
2 Corinthiens 1:1-3
Écouter l'audio:
Télécharger l'audio:

Introduction

Introduction

Dans toute famille ou presque, il y a des moments de vrais partages, de joie et d'autres où pour une raison ou pour une autre, on peut palper la tension dans l'air, car elle pourrait être coupée au couteau. La dynamique est d'ailleurs la même dans tous les rapports humains. Dès que deux personnes sont sous un même toit que ce soit pour affaires, une relation amicale, filiale ou pour toute autre activité, il va y avoir des accrocs.

Dans un cercle de chrétiens, c'est la même chose. Ainsi entre le grand apôtre Paul et plusieurs Églises qu'il a fondées, les relations n'étaient pas toujours au beau fixe. Si quelquefois le courant passait bien, à d'autres moments le ciel se couvrait de lourds nuages. Lorsqu'il écrivit sa première lettre à l'Église de Corinthe, c'était pour répondre à leurs questions, mais aussi pour les réprimander à cause d'abus grossiers qu'ils toléraient dans leur assemblée.

En effet, ces tout jeunes chrétiens, pour la plupart issus d'un paganisme pur et dur, avaient bien du mal à se détacher de leur ancien mode de vie qui incluait une débauche débridée et une grande admiration pour la sagesse humaine. C'étaient des humanistes avant l'heure. Ils se laissaient facilement impressionner par les apparences, le tape-à-l'oeil comme l'éloquence et les dons spectaculaires. En bref, ils étaient encore des enfants immatures au regard de la foi et ils marchaient plutôt par la vue ou selon leurs émotions du moment.

Dans une pareille situation, l'idéal aurait bien sûr été pour Paul d'aller sur place en personne vu qu'il était leur père spirituel. Seulement à l'époque du Nouveau Testament, les déplacements prenaient un temps considérable. Les gens marchaient à pied ou allaient à dos d'âne et la navigation était périlleuse. Lorsque l'apôtre reçut ces nouvelles déprimantes de Corinthe, il était à Éphèse en Asie Mineure, la Turquie actuelle. Il travaillait dans un climat d'hostilité, mais son ministère était fructueux, ce qu'il écrit d'ailleurs aux Corinthiens. Je le cite:

Pour le moment, je vais rester à Éphèse jusqu'à la Pentecôte, car j'y ai trouvé de grandes possibilités d'action, en même temps que beaucoup d'adversaires (1Corinthiens 16.8-9).

Ne pouvant donc pas se rendre sur place facilement, Paul leur a écrit et c'est Timothée, son jeune protégé, qui leur achemina la première lettre. Mais lorsque ce dernier revint, il était porteur de mauvaises nouvelles. C'est alors que quelque temps plus tard l'apôtre se rend lui-même sur place, mais cette visite est très désagréable, car il a affaire à des critiques acerbes et connaît une vive opposition de la part d'un certain membre de l'Église qui l'insulte. Paul quitte alors Corinthe et retourne à Éphèse son port d'attache.

Il écrit alors une deuxième lettre qu'il dit avoir rédigée avec beaucoup de larmes. Celle-là est acheminée par Tite, un autre disciple de l'apôtre; mais, elle ne nous est pas parvenue. Après un séjour de 3 ans à Éphèse, Paul part avec Timothée pour la ville de Troas, située juste au sud du détroit des Dardanelles, afin d'y attendre le retour de Tite, car il faut bien dire qu'il était très inquiet concernant l'Église de Corinthe. Mais comme Tite n'arrivait pas, les deux hommes continuent leur route jusqu'à la ville de Philippe qui se trouve de l'autre côté de la mer Égée, en Grèce et juste en face de Troas.

Finalement, Tite les rejoint avec de bonnes nouvelles cette fois-ci. Paul rédige alors la seconde Épître aux Corinthiens ou plutôt la 3e , puisque la deuxième ne nous est pas parvenue. Celle-ci témoigne de l'ambivalence de l'apôtre vis-à-vis de cette assemblée, car le ciel n'est pas sans nuages, tant s'en faut. Les 9 premiers chapitres de cette seconde Épître expriment le bonheur d'une communion restaurée tandis que les 4 derniers surprennent par la dureté du ton. Il semble donc que cette lettre ait été rédigée en deux temps.

Alors qu'il se trouve dans la ville de Philippe, dès que Tite arrive et lui annonce des bonnes nouvelles de l'Église, l'apôtre rédige la première partie de l'Épître. Alors qu'il est en train d'y mettre la dernière touche et qu'il organise un nouveau voyage pour Tite chargé à nouveau de faire le porteur, il a vent que la situation de l'Église de Corinthe s'est singulièrement détériorée. En effet, des perturbateurs sont arrivés et l'accusent de tous les maux, d'inconstance dans ses projets, et même de profiter de la collecte en faveur de pauvres. Ils remettent également en cause son autorité apostolique.

Entendant cela, Paul reprend sa plume et écrit d'un trait les chapitres 10 à 13 de cette seconde Épître. Dans ce deuxième texte, il durcit le ton et accuse les perturbateurs d'être animés d'un mauvais esprit plutôt que l'Esprit Saint et d'annoncer un autre Évangile que celui de Jésus. En fait, il les qualifie d'agents de Satan, ce qu'ils étaient sans aucun doute. Malgré toute cette dissension, la deuxième Épître aux Corinthiens demeure la plus personnelle et la plus intime de toutes les lettres écrites par Paul. Il y met son âme à nu pour ainsi dire et y professe un amour inconditionnel pour les chrétiens de Corinthe malgré l'apparente inconstance de leur affection à son égard.

Chapitre 1

Verset 1

Je commence maintenant à lire le premier chapitre de la seconde Épître aux Corinthiens.

Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, saluent l'Église de Dieu qui est à Corinthe ainsi que tous ceux qui appartiennent à Dieu dans l'Achaïe entière (2Corinthiens 1.1).

D'emblée, Paul se qualifie d'apôtre qui est la transcription française du mot grec apostolos et qui signifie envoyé. Ce mot est employé dans le Nouveau Testament au sens fort du terme pour désigner les Douze choisis par le Christ ainsi que Saul de Tarse, le nom originel de Paul. Et dans cette Épître, il va justifier son apostolat. Il commence d'ailleurs d'emblée puisqu'il affirme que sa vocation a été voulue de Dieu. Il se dit apôtre de Jésus-Christ par opposition aux perturbateurs qui prétendent l'être, mais qui sont des faux et dont il va être amplement question plus loin.

Cette défense est nécessaire et n'est pas de la fierté mal placée. Au contraire, elle est de la plus haute importance, car les enseignements théologiques de Paul et l'autorité qu'il commande dépendent directement de sa crédibilité, de son rôle apostolique dans l'Église naissante.

Dans le Nouveau Testament, les apôtres sont considérés les serviteurs de l'Éternel sous le régime de la Nouvelle Alliance comme Moïse l'était sous l'Ancienne. D'ailleurs, un passage plus loin dans cette Épître dit:

Dieu nous a rendus capables d'être les serviteurs d'une nouvelle alliance (2Corinthiens 3.6).

En second lieu, les apôtres jouent aussi le rôle des prophètes de l'Ancien Testament. Je cite deux passages de la plume de Paul:

Dieu vous a intégrés à l'édifice qu'il construit sur le fondement que sont les apôtres, ses prophètes, et dont Jésus-Christ lui-même est la pierre principale... ce secret qui concerne le Christ, Dieu ne l'a pas fait connaître aux hommes des générations passées comme il l'a révélé maintenant, par le Saint-Esprit, à ses apôtres, ses prophètes qu'il a consacrés à son service (Éphésiens 2.20; 3.5).

Les apôtres sont donc les porte-parole de Dieu, ses ambassadeurs sur terre. Ils sont ses messagers qui expliquent le sens de la crucifixion du Christ et de sa résurrection dans l'oeuvre du salut. Troisièmement, ce sont les apôtres qui furent responsables de la rédaction du Nouveau Testament, le canon inspiré et normatif de la vie chrétienne. Plus loin dans cette Épître, Paul parle des marques qui caractérisent un apôtre et les oppose à ceux qui prétendent l'être, mais ne le sont pas.

Cela dit, d'autres personnes, hormis les 12 et Paul, sont appelées apôtres dans le Nouveau Testament, mais dans un sens différent et moins fort. Certains collaborateurs de Paul et fondateurs d'Églises portent ce titre. Le plus connu est Barnabas dont il est beaucoup question dans le livre des Actes, car il fut longtemps associé à Paul et l'a accompagné lors de son premier voyage missionnaire. Mais il n'est pas le seul, il y en a d'autres. Je cite un passage écrit par Paul:

Saluez Andronicus et Junia, mes compatriotes: ils ont été mes compagnons de captivité; ce sont des apôtres remarquables, qui se sont même convertis au Christ avant moi (Romains 16.7).

Après s'être présenté comme apôtre de Jésus-Christ, Paul introduit Timothée qu'il qualifie de frère, sous-entendu dans la foi. À un autre endroit, il l'appelle son fils dans la foi (1Timothée 1.2). Ce jeune homme s'était joint à Paul dès le début de son second voyage missionnaire et se montra un compagnon fidèle et loyal, une aide inestimable. Timothée aussi oeuvra un certain temps à Corinthe, et c'est pour cela que Paul le place au même niveau que lui dans la salutation. Et puis de toute façon, Paul était un homme complètement désintéressé. Comme cette Épître le révélera, son souci était toujours de mettre en avant la personne et l'oeuvre de Jésus-Christ, le Roi des rois et le Seigneur de gloire. Cette lettre est adressée à l'Église de Corinthe environ deux ans après la première.

L'apôtre l'écrit alors qu'il est dans la ville de Philippe dans la province romaine de Macédoine qui occupait la moitié nord de la Grèce. Sa capitale était Thessalonique où il y avait aussi une Église et à qui, l'apôtre a écrit deux Épîtres. Paul adresse sa salutation à tous les croyants qui sont dans l'Achaïe, ce qui veut dire que d'autres Églises existaient dans cette province romaine qui occupait la moitié sud de la Grèce. En effet, il y avait non seulement une assemblée chrétienne à Corinthe, mais aussi une à Athènes et une autre à Cenchrées, un port sur la mer Égée. L'Achaïe est une contrée magnifique avec peut-être les plus belles vignes du monde. D'ailleurs, c'est ce qui a fait la réputation des raisins de Corinthe.

Verset 2

Je continue le texte.

Que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père et par Jésus-Christ le Seigneur (2Corinthiens 1.2).

Cette salutation se retrouve au début de toutes les lettres de Paul qui n'emploie jamais la formule classique du monde antique grec. Il utilise toujours l'expression grâce et paix qui est une synthèse chrétienne des salutations païenne salut et juive shalom , c'est-à-dire paix en hébreu. C'est pour l'apôtre une façon de résumer la Bonne Nouvelle personnifiée par le Christ. En effet, la grâce est l'amour de Dieu en action qui donne la paix aussi bien aux Juifs qu'aux païens. Ces deux aspects figuraient en Jésus. Je cite deux passages de l'Évangile:

Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité? Je pars, mais je vous laisse la paix, c'est ma paix que je vous donne (Jean 1.14; 14.27).

Verset 3

Je continue le texte.

Loué soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père qui est plein de bonté, le Dieu qui réconforte dans toutes les situations (2Corinthiens 1.3).

Toutes les Épîtres de Paul, à l'exception d'une seule, commencent par des remerciements adressés à Dieu au sujet de ses destinataires. L'apôtre avait constamment la louange au bout des lèvres malgré la vie particulièrement difficile qu'il a menée. On peut dire la même chose du roi David qui lui aussi a passé des années pourchassé comme un malpropre. Je cite deux passages des Psaumes:

Oui, en tout temps, je remercierai l'Éternel et à jamais, mes lèvres le loueront. Celui qui offre sa reconnaissance, celui-là me rend gloire (Psaumes 34.2; 50.23).

Paul appelle Dieu le Père de Jésus-Christ. C'est en effet sa position au sein de la Trinité. L'Évangile dit:

Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique? (Jean 3.16).

Jésus est né sur terre à Bethléhem, mais de toute éternité il a occupé la place de Fils dans la Trinité. Il a toujours été et n'a jamais eu de commencement. Je cite un passage de l'Évangile:

Jésus dit aux Juifs: «En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham existât, Je Suis» (Jean 8.58).

Paul affirme également que Dieu est le Père plein de bonté , ou de miséricorde selon les traductions. Moi je peux dire que Dieu s'est montré extrêmement miséricordieux envers moi en m'accordant l'immense privilège de composer ces études bibliques et de les partager avec vous qui m'écoutez. C'est aussi parce que Dieu est compatissant qu'il a pourvu à un Sauveur, car il n'y avait pas d'autres solutions pour me racheter de mon péché. Quand j'ai besoin de miséricorde, je sais que la porte d'accès au Dieu de l'univers est toute grande ouverte. C'est là l'enseignement du Nouveau Testament. Je cite un passage:

Approchons-nous donc du trône du Dieu de grâce avec une pleine assurance. Là, Dieu nous accordera sa bonté et nous donnera sa grâce pour que nous soyons secourus au bon moment (Hébreux 4.16).

Paul dit aussi que Dieu nous réconforte dans toutes nos situations . Il va préciser ensuite dans toutes nos détresses. S'il en est vraiment ainsi, cela doit se vérifier dans le creuset de la vie, quand les choses vont mal. Dans une autre Épître, l'apôtre qui s'adresse à des chrétiens les exhorte de la façon suivante. Je le cite:

Le Seigneur est proche. Ne vous mettez en souci pour rien, mais, en toute chose, exposez vos besoins à Dieu. Adressez-lui vos prières et vos requêtes, en lui disant aussi votre reconnaissance (Philippiens 4.5-6).

Dieu a bien entendu le pouvoir de me consoler quelle que soit ma situation. Il veut par contre que je sois honnête avec lui, que je partage franchement ce que je ressens. De toute façon, il connaît toutes mes circonstances en détail. Dans la vie de tous les jours, les gens considèrent le réconfort comme une sorte de sentimentalité mêlée de faiblesse. Ce n'est pas faux, mais c'est quand même appréciable.

Quand j'étais enfant, je portais presque toujours des shorts et comme je suis de nature un peu casse-cou, il m'arrivait fréquemment de m'écorcher les genoux et les coudes et de temps en temps il me fallait aussi quelques points de suture. Quand je rentrais à la maison en sang, ma mère n'était pas très contente, mais elle me nettoyait quand même les plaies puis me disait que ce n'était rien, que j'allais guérir et je la croyais. Ça venait d'un bon sentiment, c'était gentil et charmant.

Au temps de l'adolescence, elle avait coutume de me dire que tout allait s'arranger et ses paroles m'ont toujours encouragé. Quand je revenais de l'école avec des mauvaises notes, ce qui était assez fréquent, mon père essayait patiemment de m'aider avec mes devoirs autant qu'il pouvait bien qu'il n'ait pas vraiment fréquenté d'établissement scolaire dans sa jeunesse puisqu'il devait garder les vaches. Néanmoins, mes parents me disaient toujours que j'allais y arriver, et ils avaient raison puisqu'éventuellement j'ai même fait des études supérieures.

Nous avons tous besoin d'un coup de pouce de temps en temps. Mais une fois que nous sommes lancés dans la vie, c'est l'aide du Tout-Puissant qu'il nous faut parce que tôt ou tard nous serons confrontés à des tragédies, un accident, la maladie et la mort. Or l'apôtre Paul nous affirme que le Père est plein de bonté et qu'il nous réconforte dans toutes nos situations. Alors, allons à lui. Le mot traduit par réconforte veut dire appelé à mes côtés. Dans l'Évangile selon Jean, Jésus dit à ses disciples:

Non, je ne vous laisserai pas seuls comme des orphelins, mais je viendrai vers vous? je vous dis la vérité, il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le Consolateur ne viendra pas à vous, et si je m'en vais, je vous l'enverrai (Jean 14.18; 16.7).

Dans ce texte, le mot traduit par Consolateur est le même que précédemment pour réconforte , c'est-à-dire Celui qui vient à mes côtés et c'est une référence à la présence du Saint-Esprit. Je sais très bien qu'un jour ou l'autre, je serai dans une situation telle qu'il me faudra crier à Dieu pour solliciter son appui. Nous pouvons prendre pour exemple le roi David dont les écrits sont une illustration parfaite de l'aide concrète dont bénéficie celui qui invoque l'Éternel de tout son coeur. Je voudrais citer en la compressant une portion du Psaume 30:

Je te loue, ô Éternel, car tu m'as tiré du gouffre. Éternel, mon Dieu, je t'ai appelé à mon aide, et tu m'as guéri: Éternel, tu m'as retiré de la mort, tu m'as rendu à la vie quand j'allais vers le tombeau. Chantez donc à l'Éternel, vous qui êtes ses fidèles ! Apportez-lui vos louanges ! Proclamez sa sainteté ! Son courroux dure un instant, sa faveur est pour la vie. J'ai crié vers toi, Éternel, et j'ai imploré ta grâce, ô Seigneur: «Écoute, Éternel, aie pitié de moi, Éternel, viens à mon aide !» Tu as transformé mes pleurs en une danse de joie, et tu m'as ôté mes habits de deuil pour me revêtir d'un habit de fête, afin que, de tout mon coeur, et sans me lasser, je te chante. Éternel, mon Dieu, je te louerai à jamais (Psaumes 30.2-13).

Un des paradoxes de la vie chrétienne est qu'on expérimente plus particulièrement la grâce et l'amour de Dieu, non pas dans les meilleurs moments de la vie, mais bien plutôt dans ceux qui sont les plus difficiles. Paul commence sa seconde Épître aux Corinthiens en leur rappelant que le Père qui est plein de bonté est le Dieu qui réconforte dans toutes les situations, dans toutes nos détresses. Voilà bien une façon de commencer une lettre que je trouve non seulement encourageante, mais aussi tout à fait appropriée puisque l'apôtre va devoir dire beaucoup de choses qui fâchent comme nous allons le voir.


Copyright © 2001-2025 ( TTB - Thru the Bible, RTM - Radio Transmundial. Tous droits réservés.

CONDITIONS D'UTILISATION