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Radio Chrétienne

Un programme pour étudier toute la Bible en quatre ans

Jour sélectionné:
17/03/2025
Portion biblique:
2 Corinthiens 2:12-3:13
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Chapitre 2

Versets 12-13

Il y a des gens qui de nature sont d'un optimisme à toute épreuve. Ce n'est pas mon cas. J'ai un ancien copain d'enfance dont la liste d'ennuis n'est pas négligeable, mais il ne voit que le bon côté des choses. Pour lui, les pépins de la vie ne sont rien de plus qu'un peu de gravier sur la route d'un automobiliste. C'est à vous couper le souffle.

Ceux qui connaissent l'histoire de l'apôtre Paul le considèrent comme le plus grand pionnier missionnaire qui ait marché sur cette terre. C'était effectivement un homme remarquable à tous points de vue. En tant que disciple du Christ et prédicateur de la Bonne Nouvelle, il devait continuellement faire face à une hostilité quasi permanente aussi bien des Juifs que des païens et de plus, les Églises qu'il avait implantées lui donnaient des soucis par-dessus la tête.

À un moment de son ministère, il dit même que son pain quotidien était conflits au-dehors, craintes au-dedans . Et pourtant, malgré son existence mortifiante et particulièrement périlleuse, il ne cessait de louer Dieu et de le remercier pour ses grâces. Quelle grandeur d'âme !

Verset 14

Je continue à lire le chapitre 2 de la seconde Épître aux Corinthiens.

Je ne puis que remercier Dieu: il nous associe toujours au cortège triomphal du Christ, par notre union avec lui, et il se sert de nous pour répandre en tout lieu, comme un parfum, la connaissance du Christ (2Corinthiens 2.14).

À partir d'ici, Paul interrompt le récit de ses déplacements lorsqu'il essayait de retrouver son collaborateur Tite qu'il avait envoyé aux Corinthiens; il reprendra tout ça plus loin. Il fait bien parce qu'il commençait à s'enliser dans des explications compliquées. L'apôtre veut maintenant focaliser l'attention de ses lecteurs sur la gloire du Seigneur. Ses propos concernant le cortège triomphal du Christ font référence à la cérémonie romaine du triomphe.

Lorsqu'un chef de l'armée impériale revenait victorieux d'une campagne militaire, il entrait dans Rome de bonne heure le matin et toute la populace en liesse l'acclamait jusque tard dans la nuit. Derrière le général vainqueur marchaient les prisonniers qui seraient remis en liberté puis plus loin ceux qui seraient exécutés. Tout au long du cortège, on faisait brûler de l'encens en l'honneur des faux dieux pour les remercier de cette victoire. Les volutes de fumée grisâtre étaient tellement épaisses, que par moment elles obscurcissaient même la procession.

C'est avec cet arrière-plan à l'esprit que Paul éclate en actions de grâces. Il compare le parfum de l'encens qui se disséminait dans la foule à la connaissance de Christ qui se répand partout dans le monde grâce à l'annonce de la Bonne Nouvelle. C'est par cette prédication que les apôtres font avancer l'oeuvre du Christ, leur général en chef. Tous ceux qui placent leur confiance en Jésus entrent automatiquement dans les rangs des prisonniers libérés du cortège triomphal du Christ.

Versets 15-16

Je continue le texte.

Oui, nous sommes, pour Dieu, comme le parfum du Christ parmi ceux qui sont sur la voie du salut et parmi ceux qui sont sur la voie de la perdition. Pour les uns, c'est une odeur de mort qui les mène à la mort, pour les autres, c'est une odeur de vie qui les conduit à la vie. Et qui donc est à la hauteur d'une telle tâche? (2Corinthiens 2.15-16).

Lors de la cérémonie romaine du triomphe, l'encens qui était brûlé avait une odeur de mort pour les vaincus faits prisonniers et qui allaient être exécutés et une odeur de vie pour ceux qui seraient libérés. Pareillement, le message de la Bonne Nouvelle donne la vie à ceux qui l'acceptent, mais prononce une malédiction sur ceux qui le refusent. Tous les êtres humains participeront au cortège triomphal du Christ d'une manière ou d'une autre, les uns libres de tout jugement et les autres pour subir la mort à tout jamais.

Au vu des conséquences éternelles du message de l'Évangile, nul ne peut se prétendre qualifié pour l'annoncer. Seuls ceux choisis par Dieu comme Paul ont ce droit. L'apôtre donne un coup de patte aux faux apôtres qui avaient infiltré l'Église de Corinthe.

Verset 17

Je finis ce deuxième chapitre.

En tout cas nous, nous ne sommes pas comme tant d'autres qui accommodent la Parole de Dieu pour en tirer profit. C'est avec des intentions pures, de la part de Dieu, dans l'union avec le Christ que nous annonçons la Parole (2Corinthiens 2.17).

Le verbe traduit par tirer profit est utilisé une seule fois dans tout le Nouveau Testament. Il veut dire soit dénaturer, soit réaliser un gain sordide en vendant quelque chose de mauvaise qualité. Il était courant par exemple pour les tenanciers grecs des tavernes de servir du vin frelaté. Paul a bien sûr à l'esprit les faux apôtres qui faisaient des ravages dans l'Église de Corinthe, par un enseignement et des pratiques contraires à la Parole de Dieu.

De tels faux serviteurs du Christ oeuvrent pour leur propre compte. Ils sont monnaie courante aujourd'hui et abondaient déjà à l'époque du Nouveau Testament. Ils correspondent aux faux prophètes de l'Ancien Testament qui étaient les suppôts du diable. Comme je l'ai déjà dit, Satan se démène autant qu'il peut pour freiner l'oeuvre de Dieu sur terre.

Chapitre 3

Versets 1-2

Le troisième chapitre continue la comparaison entre Paul et les faux apôtres. Je commence à le lire.

En parlant ainsi, commençons-nous de nouveau à nous recommander nous-mêmes, ou avons-nous besoin, comme certains, de vous présenter des lettres de recommandation ou de vous en demander? Notre lettre c'est vous-mêmes, une lettre écrite dans notre coeur, que tout le monde peut connaître et lire (2Corinthiens 3.1-2).

Les faux serviteurs et adversaires de l'apôtre étaient venus à Corinthe munis de lettres de recommandation, une pratique courante au premier siècle. Paul lui-même en remettait à l'occasion à ses collaborateurs. Ces fausses lettres attestaient leur crédibilité de la part d'on ne sait qui. Paul leur met une gifle magistrale tout en défendant son propre ministère.

Alors bien sûr, il s'expose à la critique à condition qu'il prouve ses dires, ce qu'il fait. En effet, dit-il, l'existence même d'une Église à Corinthe et la vie transformée de ses membres sont la preuve du sceau divin sur son ministère apostolique.

Versets 3-4

Je continue.

Il est évident que vous êtes une lettre que le Christ a confiée à notre ministère et qu'il nous a fait écrire, non avec de l'encre, mais par l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tablettes de pierre, mais sur des tablettes de chair: sur vos coeurs. Telle est l'assurance que nous avons par le Christ, devant Dieu (2Corinthiens 3.3-4).

Paul enfonce le clou et fait une comparaison entre l'Ancienne et la Nouvelle Alliance. Sous le régime de l'Ancien Testament, c'était la Loi de Moïse écrite par le doigt de Dieu sur des tablettes de pierre qui faisait autorité. Depuis que l'Église est née le jour de la Pentecôte, elle a été remplacée par le Saint-Esprit qui régénère le coeur de celui qui place sa confiance en Jésus-Christ. C'est ce qui s'est passé avec les Corinthiens; ils sont eux la preuve de la crédibilité du message de Paul.

Verset 5

Je continue.

Cela ne veut pas dire que nous puissions nous considérer par nous-mêmes à la hauteur d'une telle tâche; au contraire, notre capacité vient de Dieu (2Corinthiens 3.5).

Paul ne se considère pas à la hauteur pour servir Dieu. Il reconnaît que c'est le Saint-Esprit qui lui fournit les ressources divines dont il a besoin. Dans ce même ordre d'idée, plus loin dans le texte il va faire référence à un des paradoxes de la vie chrétienne. Je le cite:

Je me plais dans la faiblesse, les insultes, la détresse, les persécutions et les angoisses que j'endure pour le Christ. Car c'est lorsque je suis faible que je suis réellement fort (2Corinthiens 12.10).

Verset 6

Je continue le texte.

C'est lui qui nous a rendus capables d'être les serviteurs d'une nouvelle alliance qui ne dépend pas de la Loi, avec ses commandements écrits, mais de l'Esprit. Car la Loi, avec ses commandements écrits, inflige la mort. L'Esprit, lui, communique la vie (2Corinthiens 3.6).

Paul établit un parallèle entre le ministère de Moïse et celui des apôtres, car c'est par l'intermédiaire de l'un et des autres qu'un certain type d'alliance a été conclu entre Dieu et l'homme. Soit dit en passant que ce passage montre bien que les apôtres avaient bien conscience de leur rôle historique. La loi de Moïse était une révélation écrite de la justice exigée par l'Éternel de la part d'Israël. Mais le peuple hébreu a été incapable de s'y conformer et s'est rebellé. La Loi a mis en lumière leurs fautes et les a conduits à la mort.

Alors, Dieu dans sa grâce a promis une Nouvelle Alliance qui fut inaugurée par le sacrifice de Jésus sur la croix qui communique la vie aux croyants. Les faux serviteurs qui s'étaient introduits dans l'Église de Corinthe enseignaient qu'il fallait garder la Loi. Ils refusaient de voir en Christ la fin de ce régime. Or, ceux qui persistent à suivre la Loi après le sacrifice de Jésus sur la croix vont vers la perdition éternelle.

Verset 7

Je continue.

Le ministère de Moïse, au service de la Loi, dont les lettres ont été gravées sur des pierres, a conduit à la mort. Cependant, ce ministère a été glorieux, au point que les Israélites n'ont pas pu regarder Moïse en face, à cause de la gloire, pourtant passagère, dont rayonnait son visage (2Corinthiens 3.7).

Sous le régime de l'Ancienne Alliance, la Loi était glorieuse parce qu'elle avait été instituée par Dieu. Cependant, elle a conduit à la mort à cause du coeur de l'homme qui est dépravé. Les commandements humains et l'âme humaine sont comme l'huile et l'eau, ils ne font pas bon ménage. La Loi fixe en effet un objectif que l'être humain pécheur ne peut atteindre; la volonté de Dieu devient pour lui synonyme de condamnation.

Mais comme son accomplissement dépendait de la bonne volonté humaine oh combien aléatoire, la Loi comportait une faiblesse mortelle. C'est pour cela qu'elle ne fut que transitoire jusqu'à ce qu'elle soit remplacée par la Nouvelle Alliance qui est actualisée par le Saint-Esprit dans le coeur des croyants.

Versets 8-9

Je continue.

Mais alors, le ministère au service de l'Esprit ne sera-t-il pas bien plus glorieux encore? En effet, si le ministère qui a entraîné la condamnation des hommes a été glorieux, combien plus glorieux est celui qui conduit les hommes à être déclarés justes par Dieu ! (2Corinthiens 3.8-9).

Paul va maintenant établir la supériorité de la Nouvelle Alliance sur l'Ancienne. La Loi avait seulement un ministère de condamnation puisque personne ne pouvait la suivre dans sa totalité, ce que la justice divine exigeait. Sous le nouveau régime, le Saint-Esprit conduit les hommes à placer leur foi en Jésus-Christ, ce qui les rend justes et saints aux yeux de Dieu.

Versets 10-11

Je continue.

On peut même dire que cette gloire du passé perd tout son éclat quand on la compare à la gloire présente qui lui est bien supérieure. Car si ce qui est passager a été touché par la gloire, combien plus grande sera la gloire de ce qui demeure éternellement ! (2Corinthiens 3.10-11).

Comme la lumière de la lune et des étoiles disparaît devant l'intensité du soleil, la brillance de l'Ancienne Alliance doit céder la place devant l'immense gloire de l'Évangile. Paul fait cet exposé à cause des faux apôtres issus d'un judaïsme pur et dur, qui ont infiltré l'Église de Corinthe. Il enseigne clairement que l'Ancienne Alliance qui avait un ministère de mort gravé sur des tables de pierre n'a plus lieu d'être. Nous ne sommes plus sous la Loi, mais sous le régime de la grâce.

Verset 12

Je continue.

Cette espérance nous remplit d'assurance (2Corinthiens 3.12).

Étant donné que la Nouvelle Alliance de la grâce de Dieu est éternelle, ceux qui en font partie ont une espérance réelle, c'est-à-dire la certitude que Dieu les a acceptés. C'est pour cela que la prédication de Paul était vigoureuse; il était tel un lion qui, comme dit un proverbe, est le plus brave des animaux et ne recule devant personne (Proverbes 30.30).

Verset 13

Je continue le texte.

Nous ne faisons pas comme Moïse qui «couvrait son visage d'un voile» pour empêcher les Israélites de voir la réalité vers laquelle tendait ce qui était passager (2Corinthiens 3.13).

Au moment même où Dieu scellait l'Ancienne Alliance avec son peuple Israël sur le mont Sinaï, il la déclarait déjà passagère. La première fois que Moïse est monté sur la montagne, l'Éternel lui a donné la Loi dont les fameux 10 commandements en sont le coeur. Les Israélites étaient tenus d'observer toutes ces ordonnances afin de demeurer dans l'Alliance et pour que leurs noms ne soient pas effacés du livre de vie, mais ils ont failli misérablement de a à z.

Moïse les savait foncièrement récalcitrants, les considérant indignes de voir la gloire de Dieu qui se reflétait sur son visage. C'est pour cela qu'il s'est voilé la face. En fait, ils avaient tellement le coeur rebelle qu'au moment même où l'Éternel donnait la Loi, les Hébreux en transgressaient déjà les deux premiers commandements qui disent: Tu n'auras pas d'autres dieux devant moi et: Tu ne feras pas d'images taillées. Il faut dire que cette Loi était on ne peut plus inflexible, et les conditions dans lesquelles elle fut donnée ont tellement effrayé Moïse qu'il a dit:

Je suis épouvanté et tout tremblant (Hébreux 12.21).

La loi du talion, oeil pour oeil, dent pour dent et mal pour, mal fait partie des commandements de la loi. Quiconque se rendait coupable à son égard devait en subir les conséquences. Quand Moïse est redescendu la première fois de la montagne avec les tables de la Loi, et qu'il a constaté que le peuple d'Israël se prostituait à un veau d'or, il les a aussitôt brisées. S'il les avait apportées à l'intérieur du camp, la nation entière aurait été jugée sur-le-champ.

Moïse reconnaît que les Israélites méritaient le châtiment divin à cause de leur péché, mais il demande à Dieu d'user de miséricorde, ce qu'il fit puisqu'il leur accorda une seconde chance. Plus tard, Moïse est donc retourné une seconde fois sur le mont Sinaï. Arrivé sur place, il comprend alors que Dieu adoucit la Loi par sa grâce. En effet, la première chose qui est arrivée est la suivante. Je lis le passage:

L'Éternel passa devant Moïse en proclamant:? L'Éternel, l'Éternel, un Dieu plein de compassion et de grâce, lent à se mettre en colère, et riche en amour et en fidélité ! Je conserve mon amour jusqu'à la millième génération: je pardonne le crime, la faute et le péché, mais je ne tiens pas le coupable pour innocent, et je punis la faute des pères sur leurs descendants jusqu'à la troisième et même la quatrième génération (Exode 34.6-7).

Moïse est resté à nouveau 40 jours et 40 nuits sur la montagne pour recevoir une seconde fois les 10 commandements écrits sur de nouvelles tablettes. Comme je l'ai déjà dit, la Loi avait un ministère de condamnation et de mort puisqu'elle exigeait de l'homme la justice, ce qu'il est incapable de produire de lui-même. Mais au coeur même de cette alliance entre l'Éternel et Israël, se trouvaient un tabernacle et un système de sacrifices qui constituaient le moyen de s'approcher de Dieu, car selon les Écritures:

Sans effusion de sang il n'y a pas de pardon (Hébreux 9.22).

Ces animaux immolés sur l'autel des holocaustes étaient une manifestation de la bonté et de l'amour de Dieu, car ils permettaient au repentant de trouver le pardon de ses fautes. Plus tard, il y a environ 2 000 ans, le Dieu qui fait grâce s'est révélé pleinement dans la mort et la résurrection du Christ. Désormais, la justice personnelle s'obtient par la foi en Jésus (Philippiens 3.9). C'est ce que l'apôtre Paul avait personnellement découvert alors qu'il était un pharisien religieux jusqu'au bout des ongles. De plus, cette grâce de Dieu constituait le point central de son message. L'alliance de la Loi était glorieuse, car c'est l'Éternel qui l'avait donnée. Le problème résidait en l'homme incapable de lui obéir, car trop rebelle pour pouvoir se plier à ses exigences.

Suivre la Loi était un mode de vie qui plaisait à Dieu, mais pour les Israélites récalcitrants, elle fut l'objet de leur condamnation. Il n'en est pas de même de la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ qui révèle pleinement la grâce de Dieu. Ce ministère de gloire rayonnait déjà d'avance sur le visage de Moïse lorsqu'il est redescendu de la montagne. Cette Bonne Nouvelle en Jésus est appelée l'Évangile de la gloire du Dieu bienheureux (1Timothée 1.11). Mais qu'est-ce qui peut rendre Dieu heureux? C'est son amour pour les hommes et l'exercice de sa miséricorde. Il veut sauver les êtres humains. Un des prophètes de l'Ancien Testament dit:

Quel est le Dieu semblable à toi, qui efface les fautes et qui pardonne les péchés du reste de ton peuple qui t'appartient? Toi, tu ne gardes pas ta colère à jamais, mais tu prends ton plaisir à faire grâce (Michée 7.18).

Et à un autre, c'est Dieu qui lui dit:

Dis-leur: «Aussi vrai que je suis vivant, le Seigneur, l'Éternel, le déclare, je ne prends aucun plaisir à la mort du méchant, je désire qu'il abandonne sa conduite et qu'il vive. Détournez-vous, détournez-vous donc de votre mauvaise conduite ! Pourquoi devriez-vous mourir, gens d'Israël?» (Ézéchiel 33.11).

Dieu désire de tout coeur sauver les hommes. Il a conçu le plan du salut qu'il a mis à exécution en envoyant le Christ son propre Fils pour expier mes fautes et les vôtres. Il ne peut rien faire de plus. Maintenant, c'est à vous et à moi d'accepter Jésus comme sauveur.


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